La genèse de mon TDAH

La genèse de mon TDAH

Dans l’article « présentations », je vous parlais de mon SUPER POUVOIR, le TDAH ou Trouble du déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité.

Connaissez-vous l’univers MARVELS, les X-Men ?

A l’instar de Peter Parker (Spiderman) ou encore Bruce Banner (Hulk) pour lesquels leur super-pouvoir est apparu suite à un accident, je suis, pour ma part, né avec. Il faisait donc partie de mon patrimoine génétique.

Tout petit déjà, j’étais « différent ». J’avais un potentiel que les autres n’avaient pas.

Dés la maternelle, j’ai commencé à entrevoir et parfois subir l’étendue de mes « capacités ». Celles-ci m’ont valu un statut très particulier, l’atta-chiant.

Ainsi, deux types majeurs d’interaction avec l’espèce humaine, adultes ou enfants, ont ponctué ma scolarité, et plus généralement, ma vie :

l’acceptation. Même si cela n’était pas toujours simple, j’étais apprécié par certains pour mes bons côtés (mon côté attachant) malgré tout.

– le rejet. D’autres cependant ne pouvaient pas « m’encadrer ». Ils ne voyaient en moi que les mauvais aspects de ma personnalité et les relations étaient légèrement conflictuelles.

Une chose est sure, n’ayant pas été d’un naturel discret dans ma vie, je n’ai jamais vraiment laissé mes interlocuteurs indifférents. Je réclamais même régulièrement l’attention de « mon auditoire ».

Par abus de langage et selon le sens de la phrase, je désignerai par « TDA/H » ou « TDAH :

– soit le Trouble du déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité ;

– soit un individu souffrant d’un Trouble du déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité ;

Dans un premier temps, je vous détaillerai l’apparition de mon super-pouvoir, le TDAH, pendant mon enfance puis son évolution jusqu’à l’âge adulte. Dans un second temps, j’évoquerai ses manifestations à l’âge adulte.

I. Comment mes « super-compétences » se sont-elles manifestées enfant?

1. Une énergie sans limites !

« J’étais l’heureux titulaire d’un moteur interne équipé d’une batterie sans fin… »

Songez au lapin « DURACEL », incapable de s’arrêter tant qu’il y a de la batterie. Enfant, je ne m’arrêtais jamais… Alors, imaginez un peu le moment de la sieste à la maternelle.

Autant essayer de faire dormir Taz (le diable de Tazmanie) alors qu’il tourbillonne de partout !!!

La sieste a ainsi cristallisé à elle seule mon entente avec le corps enseignant, mais surtout avec la directrice de mon école. Au-delà de ses remontrances quotidiennes, j’ai rapidement appris à connaître l’autorité des adultes sous la forme de punitions, d’humiliations et parfois même de violences physiques.

En effet, mon oreille, plus précisément la base de celle-ci s’en souvient encore. La violente traction vers le haut de madame C. avait littéralement déchiré la base de celle-ci… S’en était suivie une discussion houleuse et mémorable entre ma mère et la directrice…

Cette énergie débordante me permettait, a contrario, d’être également un compagnon de jeu idéal, car j’étais toujours partant pour jouer, jour et nuit…

2. Téléportation attentionnelle

« J’étais le plus facilement ou rapidement distrait partout et par tout »

J’identifiais et localisais le moindre bruit, l’infime mouvement à l’intérieur ou à l’extérieur de la classe. Mon attention se téléportait immédiatement et l’envie de réagir, d’interagir et d’aller voir cela de plus près était à son paroxysme. Je me voyais tel un explorateur en quête permanente de nouvelles découvertes, de nouvelles aventures.

Inutile de vous dire que de nombreux cours subissaient cette magie. Les instructions des professeurs s’évanouissaient régulièrement au profit de sollicitations bien plus intéressantes.

« Je me retrouvais, malgré moi, dans la lune en un instant »

Comme vous pouvez vous en douter, mes pensées m’absorbaient tellement que je n’étais plus présent que physiquement. J’avais énormément de pensées qui se bousculaient, se chevauchaient, s’associaient, se séparaient ou encore s’affrontaient. J’adorais créer des objets, des histoires, des jeux auxquels personne n’avait pensé auparavant. Cette capacité à avoir un nombre incalculable d’idées était inestimable. Je voulais, comme beaucoup d’enfants, être inventeur !

3. Des aptitudes décuplées à certains moments

« Un super-caméléon »

Tel le Dr Cal Lightman dans « Lie to me », j’excellais dans l’observation de mes semblables, adultes ou enfants, tout particulièrement pour décrypter leurs expressions faciales et leurs attitudes de mes interlocuteurs.

Hanté en quasi-permanence par une faible estime personnelle, j’ai ainsi développé mes capacités d’adaptation.

Le but ?

Assouvir ce besoin de me « sentir aimé », nourri, comblé par le reflet de mon image dans les yeux de mes interlocuteurs.

Ainsi, en fonction de la situation et des humains présents, tel un caméléon, j’adaptais mon costume, mon comportement. Enfant, cela me permettait d’être à la fois :

– l’agitateur, le perturbateur ou encore le clown de la classe : « Un bon fond, mais alors que dire de la forme…mutante »

– le bon élève qui agace par son manque de travail, d’implication : « De grandes capacités, mais si souvent oubliées »

– la victime incapable d’elle pour répondre.

– le bourreau lorsque la situation devenait trop injuste pour les autres ou moi-même.

« Mayday, Mayday, il n’y a plus de pilote dans l’avion !!! »

Bien que tributaire de cette faible estime de moi-même et guidé par ce besoin d’être aimé, le choix du personnage présentait souvent quelques limites.

En effet, parfois la situation m’échappait… Les raisons pouvaient être nombreuses, mais le dénominateur commun à celles-ci était une difficulté de gestion de mes émotions. Un excédent ressenti dans la joie, la tristesse, la peur ou encore la colère m’ôtait tout contrôle de la situation, mon contrôle…Plus personne n’était aux commandes, j’étais “hors de moi”.

Dans ces situations, l’issue était souvent indécise, compliquée et parfois même rocambolesque. Pourtant, les nombreuses anecdotes qui ont jalonné mon existence ont un point commun lorsque la situation m’échappe : une culpabilité insoutenable à la fin de l’orage.

Comme l’évoquaient Socrate, Montesquieu ou encore Machiavel, un « grand pouvoir implique de grandes responsabilités » et j’ai souvent failli le payer au prix fort.

Certains de mes copains avaient aussi d’autres super-pouvoirs. Je n’arrivais pas à en déceler le secret, mais je sentais qu’eux aussi étaient différents. Comme moi, ils avaient leur propre différence qu’ils tentaient, tant bien que mal, de dissimuler.

Un de mes meilleurs amis allait chez l’orthophoniste pour apprendre à parler, me disait-il, un autre chez le psychiatre ou le psychologue parce que sa tête n’allait pas très bien depuis que ses parents, eux aussi, avaient divorcé…

Enfant, les grandes personnes me voyaient tel un enfant très actif, trop actif. Le terme hyperactif n’était pas encore connu chez moi, à Annecy. Néanmoins, les superlatifs me décrivant tel « l’excité » ne laissaient pas de place au doute.

Puis j’ai grandi, évolué et me suis adapté…

Aujourd’hui, je me rends compte que ces différences, finalement, caractérisaient chacun d’entre nous :

« exité / garçon manqué / bigleu(se) / bègue / bourgeois / arabe, rital, gitan… »

II. Adulte, comment mes « super-aptitudes » ont-elles évoluées?

1. Définir le passage à « l’âge adulte » m’est impossible.

Je me suis toujours senti comme Peter Pan, le personnage de Disney.Je ne m’identifie pas à lui pour l’image légèrement naïve de cet enfant léger, insouciant et rieur, mais pour la complexité et la profondeur de son personnage.

Pourquoi ?

Parce que je suis envahi par des peurs issues de scénarios aussi divers que variés. Mon cerveau a d’ailleurs toujours eu la faculté de puiser la substance des scripts dans ma vie quotidienne.

Contrairement à Peter Pan, ma mère ne m’a pas abandonné. Toutefois, j’ai dû affronter le divorce de mes parents. Abandonner la vie avec un papa et une maman constituait donc malheureusement le premier deuil auquel j’avais à faire face.

Cette séparation fut évidemment ma première vraie grande tristesse, incommensurable. Je commençais ma métamorphose d’enfant insouciant aux problématiques essentiellement infantiles telles que jouer et encore jouer à autre chose.

J’avais désormais en moi une blessure, que je pensais inguérissable. Elle ne me définissait pas, mais faisait désormais partie intégrante de moi. Les raisons de cette scission familiale me dépassaient, mais parfois je me sentais responsable…Comme dans « la guerre des boutons », je n’étais, pour la première fois de ma vie, pas comme les autres. J’étais à présent dans le camp des divorcés.

Fréquemment, pour fuir cette réalité inacceptable pour un enfant, je m’évadais loin, très loin… J’éprouvais alors le besoin de me réfugier dans un mode imaginaire, tel Peter Pan, lorsque grandir devenait trop difficile à vivre.

Selon Victor Hugo, « Avant de s’agrandir au-dehors, il faut s’affermir au-dedans ». Aujourd’hui, l’angoisse de grandir ne m‘habite plus.

Toutefois, à l’image des personnages de ce dessin animé, ma notion du temps s’apparente à celui du pays imaginaire. Parfois, un temps éternel s’installe, celui de l’enfance…

Je suis donc incapable de répondre à cette question : « À quel âge es-tu devenu adulte ? ». Si vous me le demandez, je vous répondrai assurément : « jamais ! ».

2. Acquisition / gain de points d’expériences (XP) pendant des années

Imaginez que vous êtes le héros d’un jeu vidéo ou d’un jeu de rôle. Un de vos objectifs est donc de voir évoluer, progresser votre personnage au cours de son existence. Pour se faire, vous gagnez des XP acquis grâce aux eXPériences vécues.

À vos caractéristiques propres, les apprentissages et les expériences de la vie sont essentiels. Ils façonnent non seulement votre personnalité, mais également votre aptitude à maîtriser vos super-pouvoirs !

XP – POINTS DE VIE / CONSTITUTION / FORCE

« Tel un cavalier, j’ai appris que ménager ma monture était vitale »

Mon énergie débordante, sans fin, ne m’a jamais quitté. J’ai toujours fait du sport, beaucoup de sport, voire beaucoup trop. Cette propension à la pratique sportive légèrement abusive a fait de moi un homme robuste.

Pour autant, j’ai souvent et inutilement malmené « ma monture » sans même réellement en avoir conscience.

Apprendre à maîtriser cette énergie, son utilisation s’est avéré être un défi primordial, voire vital, autant pour ma santé physique que mentale.Toutefois, cet apprentissage fut complexe, long et souvent douloureux avec notamment des passages très réguliers par la case-HÔPITAL.

Aujourd’hui encore, à 41 ans, je me sens toujours animé par cette énergie qui est clairement une force inestimable !

Toutefois, pour en arriver là, j’ai expérimenté énormément de techniques, de disciplines ou encore de routines. J’aurais ,à ce titre, l’occasion de vous transmettre ultérieurement la synthèse mes propres « trucs et astuces ».

XP – CARACTÉRISTIQUES SPÉCIFIQUES ATTENTIONNELLES
« Je voyage toujours dans l’espace, malgré moi, mais j’ai pris les commandes de la fusée »

Ces « voyages ailleurs »,malgré moi, sont devenus beaucoup moins nombreux au fil du temps. Ils surviennent encore parfois lorsque la situation n’engendre pas assez de plaisir :

– une réunion de travail sur un sujet qui ne me concerne absolument pas ;

– une comédie romantique choisie par ma femme, à part quelques exceptions ;

A contrario, captivée, mon attention est focalisée dans le moment présent :

– pratiques sportives,

– jeux vidéos,

– films ou série passionnante

– bricolage, jardinage ou encore construction.

Je suis alors capable non seulement de rester concentré pendant des heures, mais également d’être très productif !

« Comment expliquer ce « grand-écart » de l’attention ? »

Pour répondre à cette question, je souhaiterais introduire la notion de circuit de la récompense.

3. Le circuit de la récompense

À l’origine, ce mécanisme est présent chez la plupart des vertébrés, du poisson à l’humain. Il s’est d’ailleurs avéré essentiel à la survie et l’évolution de l’espèce humaine. Lorsqu’il est stimulé, il se met à apprendre et à assimiler de nouveaux fonctionnements. Par exemple, se souvenir où se trouve un point d’eau, un lieu de chasse ou encore la localisation de fruits abondants…

Je pourrais vous parler de Pavlov, médecin-physiologiste russe qui montra que s’il habituait son chien à accompagner sa nourriture d’un signal sonore (ici, son de cloche), il était possible, par les répétitions, de le faire saliver sans lui présenter de nourriture.

Mais, il est inutile d’aller si loin dans l’évolution ou dans les expériences scientifiques pour comprendre comment fonctionne le circuit de la récompense. Regardez ces enfants qui évoluent avec des parents hyperconnectés (téléphone, ordinateurs, tablettes…). Je suis sûr que vous en connaissez un qui vous a stupéfait par sa dextérité alors qu’il n’a même pas encore l’âge de lire.

Mon fils de 6 ans, par exemple, maîtrise Mario Kart comme un chef, le rêve pour un “gamer” comme moi soit dit en passant.

Dès lors qu’ils éprouvent du plaisir en réalisant une tâche, complexe ou non, les enfants, mais également les plus grands enfants ou adultes sont dans les conditions optimales pour apprendre.

Inversement, les expériences négatives engendrent l’effet inverse. En effet, l’absence de plaisir lors de la pratique d’une activité ne donne aucune envie de renouveler l’expérience. Imaginez-vous une chute douloureuse dès que vous chevauchez votre vélo. À chaque nouvel essai, la peur et le manque d’envie sont de plus en plus fort jusqu’au jour ou vous n’oserez plus monter sur votre vélo.

Lors de ma scolarité par exemple, j’excellais dans les matières enseignées par des enseignants que j’appréciais. Inversement, j’étais tout simplement incapable d’apprendre la matière des profs avec qui le courant passait mal.

Évidemment, chaque année le corps enseignant avait son lot de surprises. Comme vous pouvez vous l’imaginer, la fluctuation singulière de mes résultats d’une année sur l’autre rendait fous mes parents.

« Vieillir est obligatoire, mais grandir est un choix.  »

J’adore cette citation, car elle peut s’appliquer à chacun d’entre nous. Toutefois, que ce soit le TDAH ou une autre spécificité de vos super-pouvoirs, nous subissons le vieillissement, l’avancée de l’âge, alors que grandir implique une évolution.

III. Pour conclure

Dans l’article « présentations », j’évoquais l’identification, à l’âge de 32 ans, de ma différence, de mon super pouvoir : le TDAH.

Comme tout super pouvoir, l’appréhension de celui-ci m’a permis d’entreprendre une longue et indispensable quête de savoir, de maîtrise et de reconnaissance.

Jadis un enfant différent, et désormais un adulte atypique, les expériences passées ont façonné cette évolution vers la personne qui s’adresse à vous aujourd’hui.

Comment ?

Au travers des recherches, des lectures ou encore des contacts fréquents avec des experts médicaux, j’ai entrepris ce long chemin de vie salvateur et reste animé par cette soif d’en connaître toujours plus.

Pour vous, qu’en est-il ?

Vous sentez-vous différent des autres personnes, par votre comportement ou encore votre mode de fonctionnement, votre mode de vie? Les « gens » vous ont-ils déjà dit que vous étiez différent ?

Peut-être n’en avez-vous pas réellement conscience, ou êtes-vous tout simplement en train de le découvrir ?

Pour cela, il est absolument nécessaire :

– de prendre un peu de recul sur votre vie

– observer et tenter d’analyser votre mode de fonctionnement au quotidien.

“Il est mignon lui”, me direz-vous…mais comment savoir si, moi aussi, j’ai un TDAH ?

Avant d’être en mesure de répondre à cette question, laissez-moi vous dévoiler ce qu’est le TDAH (en cours de rédaction!).

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Le Trouble Anxieux

Depuis l’initiative de cet article, je me retrouve,  ainsi que les membres de ma petite famille et comme bon nombre de français, touché par les symptômes du COVID-19…

Pourquoi m’être mis en tête de parler du Trouble Anxieux en ce 2e jour de « confinement » à Paris ?

Tout simplement parce que cette situation, très anxiogène, a fait rejaillir en moi cette sensation puissante et déroutante : l’anxiété.

Je ne l’avais cependant pas vraiment oublié. J’avais simplement appris à gérer mon quotidien pour diminuer non seulement la fréquence des apparitions de ce sentiment, mais également leur intensité.

Toutefois, en décembre 2019, le coronavirus, rebaptisé depuis en COVID-19, apparaît en Chine. Alors que rien n’indiquait à l’époque les signes d’une éventuelle pandémie, j’ai fatigué ma femme, mes amis, médecins ou encore collègues de travail sur l’issue de la situation. Pour moi, l’exemple cinématographique parfait pour étayer mes propos était « L’armée des 12 singes » de Terry Gilliam.

Je n’ai aucun pouvoir divinatoire, mais l’anxiété avait bel est bien fait son retour dans ma vie, et à raison. J’ai donc voulu partager avec vous mes connaissances et mon expérience sur le sujet.

Comme beaucoup de personnes diagnostiquées souffrantes d’un TDAH, j’ai également hérité d’un petit « supplément caramel cacahuète » appelé comorbidités.

Définition : En médecine, la comorbidité désigne la présence d’un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire.

Pour ma part, la liste du supplément est assez longue et fera sourire mes connaissances…C’est un peu mes « pouvoirs magiques » avec lesquels je dois jongler au quotidien :

– Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité ;

– Troubles anxieux ;

– Trouble de l’humeur ;

– Trouble du sommeil…

Pour comprendre ce que sont les troubles anxieux (TA), je vous présenterai dans un premier temps ce qu’est l’anxiété et comment se manifestent les symptômes du TA. Ensuite je vous exposerai les différents types cliniques de trouble anxieux. Enfin, je tenterai de vous distiller quelques astuces pour vous faciliter la vie lorsque l’on a un trouble anxieux (en plus du reste, hein :-)).

Qu’est ce que l’anxiété et comment se manifestent les différents symptômes du trouble anxieux

Souvent ressentie comme désagréable et incontrôlable lors d’événements ou situations les plus courants, l’anxiété n’épargne personne. Elle correspond en réalité à l’attente plus ou moins consciente d’un danger ou d’un problème à venir. Souvenez-vous de votre première bagarre, de la veille de la rentrée des classes, de votre premier rencard, de votre premier baiser…Qui n’a jamais ressenti cette sensation ?

Vous comprenez donc qu’il est normal de se sentir anxieux de temps en temps, à certaines périodes de sa vie. L’anxiété pouvant même s’avérer très utile pour mobiliser intensément notre attention sur des dangers ou situations à risque bien réels. L’inquiétude, le souci ou encore le doute qui en découlent sont alors essentiels, tel un instinct de survie, pour prendre des précautions et ainsi éviter ces situations.

Elle se manifeste par une suite de questionnements et de préoccupations telles que :

– que va-t-il se passer si je fais ceci, que va-t-on en penser si je fais cela…

– comment vais-je faire pour réaliser cela, et si je fais cela, que va-t-il s’ensuivre…

Jeune, j’adorais sauter d’une grande hauteur dans l’eau afin de dépasser mes limites physiques et psychologiques. Le fier et le « fameux » pont de Brogny (Annecy, 74) étaient mes lieux de prédilection pour éprouver cette sensation d’adrénaline tant recherchée et engendrée par la peur et l’excitation.

Ressentir peu d’anxiété aurait été dangereux, car je n’aurais pas pris soin, par exemple, de vérifier les fonds avant de sauter (profondeur ou présence de débris sous l’eau).

À l’inverse, trop d’anxiété, comme certains de mes amis, m’aurait empêché de sauter.

Autrement dit, ce qui différencie l’anxiété du trouble anxieux, c’est notre capacité à aller de l’avant.

Douter beaucoup, lorsqu’il n’y a pas d’affect, est donc une qualité.

Cependant, ces doutes, ces inquiétudes, peuvent être excessifs, voire pathologiques, et impacter fortement les émotions ou les sentiments qui seront difficilement gérables. On parlera alors de troubles anxieux, névrose d’anxiété chronique ou encore de la « folie du doute ».

Ce sentiment d’inconfort ou de peur peut se manifester sans aucune raison particulière. Souvent la personne atteinte de trouble anxieux s’en rend bien compte, mais ne peut en identifier la ou les raisons. Les psychiatres parlent parfois de « peur sans objet ».

Ainsi, dès lors que ces émotions interfèrent dans votre vie ou sont source de grand stress, un seuil de gravité est atteint. Le diagnostic de trouble anxieux est alors retenu.

Cérébralement, l’excès de doute monopolise beaucoup de temps de cerveau disponible et a un vrai retentissement, un envahissement sur le plan émotionnel.

Que ressent-on lorsque l’on vit avec de l’anxiété de façon excessive ?

Imaginez le générique des « Dents de la mer » passant en boucle dans votre esprit, version Home Cinéma Dolby Surround. Vous êtes en train de nager en pleine mer, l’eau est assez agitée, trop agitée pour y distinguer quoi que ce soit. Vous sentez toutefois une présence sous-marine sans jamais trouver le requin…

Ou encore, faites un voyage dans le temps de votre enfance, lorsque vos jouez à cache-cache dans un cimetière ou dans un lieu digne d’un film d’épouvante. Visualisez-vous? Vous sentez le danger se rapprocher, votre cœur bat à tout va. Chaque partie de votre corps ressent la peur d’être retrouvé par surprise, mais sans jamais être vu…

Je vous invite, à ce titre, à partager en commentaire, votre ressenti lors de vos phases d’anxiété, car les situations contextualisées sont généralement très parlantes.

Quels sont les symptômes possibles pour savoir si l’on a un trouble anxieux ?

Le trouble anxieux a un caractère clairement intrusif dans la vie d’un individu qui en souffre. L’envahissement émotionnel provoqué par l’inquiétude ou le doute excessif peut devenir surréaliste, voire effrayant. Des interférences avec les relations ou encore les activités sont donc très fréquentes .

Les symptômes varient d’une personne à l’autre et présentent plusieurs des signes suivants :

  • la fatigue et l’épuisement
  • une sensation de peur, d’inquiétude, de panique ou de malaise
  • vertiges ou étourdissements
  • trouble de la vision
  • bourdonnements d’oreilles
  • rythme cardiaque accéléré
  • souffle court, sensation d’étouffement, bouche sèche
  • douleurs dans la poitrine
  • tremblements, sueurs (transpiration, bouffées de chaleur, mains moites…)
  • tension musculaire
  • sensation d’étouffement
  • difficulté à se concentrer, à dormir, troubles du sommeil
  • nausées, maux d’estomac ou diarrhées répétés
  • irritabilité…

En faisant ces recherches et ce listing de symptômes, je me rends compte que tous les sens sont altérés lors d’un épisode anxieux….

Qui présente un trouble anxieux et quels sont les différents types retenus en psychiatrie ?

Âge, sexe, prévalence

Bien que l’on puisse retrouver des troubles anxieux à tous les âges de la vie y compris chez le jeune enfant, la tranche d’âge de 25 à 44 ans est la plus concernée. Bingo, je suis dedans.

Si vous êtes une femme, vous avez 1,5 à 2 fois plus de chances d’être atteinte qu’un homme.

Enfin, si l’on considère la population des 18 à 65 ans, près de 15 % présenteront un trouble anxieux au cours d’une année et entre 20 % et 30 % sur une vie entière.

Différent type de troubles anxieux retenus en psychiatrie

En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) regroupe six entités cliniques parmi les troubles anxieux. Les définitions de ces troubles sont extraites des classifications internationales CIM10 et DSM IV. N’étant pas médecin, je vais tenter de les vulgariser selon ma compréhension et mes expériences personnelles :

  • le trouble anxieux généralisé correspond à un sentiment général et constant d’anxiété difficile à contrôler. Vous doutez de tout, tout le temps avec un réel retentissement dans votre vie quotidienne.

https://www.youtube.com/watch?v=rKCpxuliYdM

  • le trouble panique avec ou sans agoraphobie correspond à des attaques récurrentes d’anxiété sévère, à des attaques de panique. Elles ne surviennent pas seulement en réponse à une situation particulière ou à un contexte donné, ce qui les rend totalement imprévisibles.

https://www.youtube.com/watch?v=Wc9_bvCcKRA

  • le trouble d’anxiété sociale se traduit par une peur excessive face à diverses situations sociales qui pourraient être :
    • embarrassantes ou humiliantes,
    • associées à une notion de performance.

Cette peur intense d’agir en face des gens, d’être dévisagé par d’autres personnes et peut aboutir à un évitement des situations d’interaction sociale. Elle peut malheureusement s’accompagner par une perte de l’estime de soi et d’une peur d’être critiqué.

https://www.youtube.com/watch?v=GDgKwLgOY1M

  • la phobie spécifique peut être associée à une grande diversité de situations ou d’objets/animaux. Elles entraînent une peur totalement irraisonnée, par exemple des araignées, des ascenseurs, des transports publics…
  • le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est une manifestation de l’anxiété. La volonté absolue de contrôler ses peurs, ses doutes ou encore ses inquiétudes est un mécanisme de défense. Cette maîtrise passe par des idées obsédantes, envahissantes ou des comportements compulsifs (par exemple une obsession de la propreté, le besoin de vérifier constamment si telle ou telle chose est à sa place, etc…).

D’un naturel tête en l’air, ce qui est assez étonnant pour un TDA/H me direz-vous, j’avais constamment peur d’oublier ou perdre les choses. Tout cela était bien évidemment plus fort que moi. Cette peur est apparue pour donner suite à de nombreuses pertes d’objets importants.

Il me fallait donc vérifier à plusieurs reprises :

    • si j’avais bien mes clefs de maison,
    • si ma porte de voiture, de bureau ou encore de maison était bien fermée.

Mes premières sorties « alcoolisées » furent parmi les anecdotes les plus drôles à ce sujet. Alors que nous étions en discothèque avec un de mes meilleurs potes “Haribo”, si l’un de nous avait un doute, le doute gagnait l’autre… Nous devions parcourir le chemin pour regagner nos voitures respectives une première fois, puis une seconde, et parfois plus!!! Deux fois et plus pour lever ces doutes.

J’avais beau faire tous les efforts possibles, il m’arrivait encore parfois d’oublier. Mon anxiété en était renforcée. Il me fallait recommencer et redoubler mes efforts pour ne plus vivre la détresse ressentie au moment de l’oubli, de la perte….

Aujourd’hui encore, j’égare ou perds régulièrement les choses. La détresse est immédiate. Cela a le don d’agacer au plus haut point ma femme, car je la harcèle à coup de : « Tu n’as pas vu mes lunettes ?» ou encore « Où as encore tu mis ceci ou cela ?». Toutefois, les années, et les nombreuses pertes m’ont appris « à relativiser ». Ce fut long et cela ne marche pas toujours mis je suis sur le bon chemin !

https://www.youtube.com/watch?v=aIn4KysYjR0

  • l’état de stress post-traumatique est un profond malaise, une peur survenant à la suite d’un événement traumatisant, parfois quelques mois après. Certains métiers dangereux, sensibles sont évidemment plus soumis à ce genre de stress… De nombreux militaires, à la suite de missions difficiles, peuvent se retrouver dans cet état. Rappelez-vous du film de Clint Easwood “American Sniper”.

https://www.youtube.com/watch?v=RAaUlcKWJec

Le trouble d’accumulation compulsive fait également partie des troubles anxieux : il se traduit par le besoin irrépressible d’accumuler des objets (des brochures, des objets trouvés dans la rue, etc.).

Quand consulter ?

Quand votre anxiété, répétée et constante, vous pose suffisamment de problèmes pour vous empêcher de mener une vie normale, il est temps de consulter.

Je conçois qu’il soit compliqué de consulter, car c’est également admettre les choses. J’aurai l’occasion d’évoquer cela ultérieurement en concevant un article sur l’égo 🙂

Pour ma part, j’ai toujours su que j’étais différent et la confirmation de cette différence fut ma plus grande délivrance.

Qui aller voir ?

Je vous conseille d’en parler en premier lieu à votre médecin traitant. Le diagnostic étant purement clinique. Aucun examen biologique ou autre ne permet l’établissement de ce diagnostic.

Le médecin devra identifier avec précision la nature du trouble anxieux et son retentissement sur votre vie. Il n’y a pas d’examen biologique ou d’imagerie permettant le diagnostic de trouble anxieux. Toutefois, les troubles anxieux pouvant se présenter avec des signes d’appel variés, l’interrogatoire et l’examen clinique peuvent être complétés par des examens complémentaires pour éliminer une pathologie organique (cardiaque, pulmonaire, endocrinienne, neurologique, ORL, digestive…).

Comment traite-t-on les troubles anxieux ?

Comme je l’avais déjà évoqué dans ma présentation, il n’y a un trouble que lorsqu’il y a une souffrance relative à une situation, à un environnement donné. Le changement de cet environnement peut permettre d’aller mieux. Ainsi, la plupart des gens peuvent gérer les troubles anxieux grâce à une combinaison de thérapie, de médicaments et de changements de style de vie.

Thérapie cognitivo-comportementale

Ce traitement consiste à rencontrer régulièrement un professionnel de la santé mentale pour discuter avec lui. L’objectif est de changer votre façon de penser et vos comportements. Cette approche a réussi à créer un changement permanent chez de nombreuses personnes souffrant d’anxiété. Elle est considérée comme un traitement de première ligne pour les troubles anxieux chez les femmes enceintes. D’autres ont constaté que les avantages de la thérapie cognitivo-comportementale ont permis de soulager l’anxiété à long terme.
Lors des séances de thérapie, vous apprendrez à reconnaître et à contrôler vos pensées anxieuses. Votre thérapeute vous apprendra également à vous calmer lorsque des pensées perturbantes surgissent.
Les médecins prescrivent souvent des médicaments en même temps que la thérapie pour traiter les troubles anxieux.

Médicaments

Si votre médecin vous recommande des médicaments, il établira très probablement un plan de médicaments à court terme et un plan de médicaments à long terme. N’étant pas médecin, je ne m’aventurerai pas sur le sujet propre à la médecine.

Attention : Danger de l’alcool

Boire de l’alcool peut vous rendre moins anxieux presque immédiatement. C’est le côté anxiolytique de l’alcool…C’est pourquoi de nombreuses personnes souffrant d’anxiété se tournent vers l’alcool pour se sentir mieux.
Cependant, il est important de se rappeler que l’alcool peut avoir un effet négatif sur votre humeur. Quelques heures après avoir bu, ou le lendemain, vous pouvez ressentir une plus grande irritabilité ou une dépression. L’alcool peut également interférer avec les médicaments utilisés pour traiter l’anxiété. Certaines combinaisons de médicaments et d’alcool peuvent être mortelles.
Si vous constatez que votre consommation d’alcool interfère avec vos activités quotidiennes, parlez-en à votre prestataire de soins primaires. Vous pouvez également trouver une aide gratuite pour arrêter de boire auprès des Alcooliques Anonymes (AA) ou de Vie Libre.

Un changement de mode de vie pour atténuer les symptômes des troubles anxieux

De nombreuses personnes peuvent trouver un soulagement en adoptant certaines habitudes de vie. Il peut s’agir de :
– faire de l’exercice régulièrement, avoir une alimentation saine et beaucoup de sommeil
– s’adonner au yoga et/ou la méditation
– faire de la randonnée
– travailler sur les énergies avec le Qi Gong
– pratiquer de l’hypnose en pleine conscience (voir les liens ci-dessous)
– éviter les stimulants, tels que le café et certains médicaments en vente libre, comme les pilules de régime et les pilules de caféine
– parler de ses craintes et de ses inquiétudes avec un ami, un conjoint ou un membre de la famille en qui on a confiance

Pour ma part, la pratique de l’hypnose m’a permis et me permet encore d’avancer, surtout en ce moment. À ce titre, vous trouverez ci-dessous les vidéos qui m’ont aidé sur les thématiques du trouble anxieux :

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, j’imagine que l’article vous a intéressé. N’hésitez donc pas à mettre un petit pouce bleu et à le partager sur vos réseaux sociaux préférés, pour que d’autres puissent également profiter de cet article.

Prenez-soin de vous cher lecteur, et à très bientôt.

Jonathän R, Heureux avec mon TDA/H

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Heureux avec mon TDAH ! Présentations

Présentations

Bienvenue sur … le 1er jour du reste de ma vie !

C’est un plaisir vous accueillir sur mon blog intitulé donc « HEUREUX AVEC MON TDAH ».

Abstract : ( Résumé pour les zappeuses et zappeurs:-))

Qui suis-je ?

Je m’appelle Jonathän ou Jon c’est bien plus simple, et cela évitera que vous m’appeliez « jaune-attend ». J’ai 41 ans et suis en couple. Je suis également l’heureux papa de deux enfants âgés de 6 et 9 ans et dont j’aurais certainement l’occasion de vous reparler !

J’ai donc été diagnostiqué, il y a plus de 8 ans maintenant, atteint du TDA/H (Trouble du Déficit de l’Attention avec/sans Hyperactivité).

Pour quelles raisons, à travers ce blog, je me présente à vous ? Quelle est la finalité de ma démarche ?

La genèse de ce blog et les raisons qui m’ont motivées à le créer sont nombreuses. J’aurai à ce titre, souvent l’occasion de revenir sur celles-ci dans de futurs articles où j’aborderais de croustillantes anecdotes d’une vie…différente.

Mais, pour faire court, la finalité de ma démarche est très simple. Je souhaite non seulement partager avec vous mon expérience, mon vécu, mes victoires et mes échecs mais également le fruit de mes nombreuses recherches sur le TDAH. Depuis l’établissement du diagnostique, j’ai développé une passion pour le TDAH afin d’en comprendre au mieux les tenants et aboutissements.

Je ferai donc en sorte, autant que possible, de vous apporter un éclairage, un véritable coup de projecteur sur ce qu’est le TDAH en essayant d’être le plus clair dans mes articles. Car au-delà de l’inesthétique de l’association de ces 4 lettres T.D.A.H ou l ‘étrangeté de la prononciation de son acronyme, ce trouble reste encore désagréablement méconnu en France. Pour ceux qui en souffrent, qu’ils en connaissent l’existence ou non, cette méconnaissance est préjudiciable.

Donc, qu’est ce que c’est que ce truc là, ce TDAH ???

Sans m’étendre ici sur les symptômes ou le diagnostique de celui-ci, le TDAH ou Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité est un trouble ! Bravo me direz-vous ?

Mais cette petite précision a son importance.

En effet, nombreux sont ceux qui ne croit pas au TDAH. J’entends que le TDAH est un phénomène de mode, une dérive de notre société ou encore une mission des lobby pharmaceutique pour médicaliser tous nos enfants et même des adultes… Je ne vis pas dans un monde parallèle, j’habite à Paris. Pourtant, dans ma vie de tous les jours ou encore sur les réseaux sociaux mais également avec des professionnels de la santé, il subsiste des irréductibles qui ne reconnaissent pas ce trouble en tant que tel. Inutile de vous dire que pour moi, ce sont eux les extra-terrestres !

Alors qu’est ce donc un trouble ?

Qu’il soit appelé psychique, psychiatrique ou encore mental, un trouble désigne un ensemble d’affections d’origines très différentes entraînant des difficultés dans la vie d’un individu et/ou de son entourage. Ces difficultés se manifestent par des souffrances ainsi que des répercussions émotionnelles et comportementales. Ces troubles peuvent être chroniques ou permanents et touchent toutes les populations, sans distinction de sexe ou d’âge.

Néanmoins, à l’image des Supers-Pouvoirs évoqués dans les comics X-men, mon TDAH est avec certitude mon SUPER POUVOIR. Ce qui fait naturellement de moi, un super-héros !!! Qu’en dites-vous ?

Toutefois, comme tout super pouvoir, mon TDAH est extrêmement puissant dans tous les sens du terme. Atout dans ma vie de tous les jours ou encore allié inestimable dans certaines situations, mon TDAH est aussi taillé pour être un « super-nuisible »… Capable de se métamorphoser, lentement ou instantanément selon la situation, en mon pire ennemi, les effets peuvent être dévastateurs, que ce soit pour moi ou les autres malheureusement. Je vous laisse imaginer la scène qui me vient en disant cela. Rappelez-vous du docteur Banner lorsqu’il se transforme en HULK…Vous comprenez ce que je veux dire ?

C’est donc incontestablement, je le répète, un super-pouvoir pour celles et ceux qui le possèdent, vous peut-être ?

Si vous êtes concerné, votre mission sera, dans un premier temps, de PRENDRE CONSCIENCE de ce super-pouvoir. Comment, me demanderez-vous ? Il vous faudra creuser au fond de vous et vous intéresser à vous même, comme personne ne l’a fait auparavant ? Pas même vous !

Il s’agira indéniablement de chercher à savoir qui vous êtres vraiment. Comment est-ce que vous fonctionnez, réagissez dans telle ou telle situation de la vie courante, ou événement exceptionnel. Comprendre vos émotions et les comportements qu’elles engendrent chez vous.

Une fois cette première étape réalisée, vous apprendrez ensuite à DÉCOUVRIR ce super-pouvoirs en profondeur. Vous serez en mesure de vous en familiariser afin d’en reconnaître ses innombrables facettes, et son mode de fonctionnement ou encore « sa notice d’utilisation ».

Pour cela, il vous faudra obligatoirement passer à l’action. Tel un sportif de haut niveau aux qualités innées exceptionnelles, l’entraînement reste indispensable pour sa quête vers l’excellence. Dans le cas contraire, ces capacités peuvent non seulement s’avérer inutiles, voir fâcheusement se retourner contre vous, contrairement au sportif.

Comment me direz-vous ?

La démarche la plus importante, essentielle même, doit être personnelle. En effet, sans envie il n’y pas de plaisir et sans plaisir, l’envie s’enfuit. Il faut donc que l’initiative de cette démarche émane de vous dans votre quête du mieux-être.

Enfin, à l’image d’Anakin Skywalker, jeune apprenti JEDI (Padawan), aux cotés du maître JEDI, Obiwan Kenobi, il vous faudra apprendre à MAÎTRISER cette incroyable force.

Pour conclure alors ?

Comme dirait Maître Yoda, « long est le chemin jeune Padawan », et je peux vous le certifier car le TDAH nous accompagne toute notre vie.

Je vous invite donc vivement à dévorer mon blog et les conseils que j’y distillerai.

Une mise en action de votre part est primordiale dans cette aventure qui s’ouvre à vous, à travers mon blog ET ailleurs évidemment. En effet, il est désormais indispensable de faire connaissance avec vous-même, en profondeur.

“Ne crois pas ce que je te dis. Ne rejette pas ce que je te dis. Ce qui restera sera ta vérité.” (Boudhha)

Me voyant sincèrement tel un Padawan, qui n’est plus très jeune, je serais ravi d’être un de vos compagnons de route.

Alors, à très bientôt.

Jonathän

 

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Les bienfaits de la randonnée en pleine nature pour un TDA/H

Salut les X-Traordinaires !!!

Aujourd’hui je vais vous parler des bienfaits de la randonnée en pleine nature. Elle est pratiquée, en montagne, en forêt, dans les dunes, les champs, les parcs ou bien encore sur la lune…

Abstract :

La randonnée en pleine nature, comme tous sports, participe au bon fonctionnement général du corps. Quel rapport avec un TDA/H me direz-vous? (1) Notre cerveau est boosté et notre santé mentale s’améliore. (2) Notre condition physique progresse. (3) Nous apprenons à maîtriser “nos super-pouvoirs”.

Continuer la lecture de « Les bienfaits de la randonnée en pleine nature pour un TDA/H »

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Défi : jour n°1

Hier soir, ma curiosité s’est penchée sur un module de la formation “blogueur pro” * destiné à augmenter ma productivité.

La méthode “Zen to Do” ** ou “système ultime de productivité simple” vise à améliorer significativement sa productivité et ainsi :

  • devenir organisé
  • se simplifier la vie
  • garder les choses sous contrôle
  • réaliser ces choses

J’ai donc décidé de réaliser un défi de 30 jours où je mettrai en pratique cette méthode au quotidien.

De plus, en profitant de ma lancée énergétique, je me suis également lancé un défi sportif quotidien ” des 3*100″.

3*100 c’est venir à bout de (100 pompes + 100 squats + 100 abdominaux) en un minimum de temps.

Enfin, à la fin des 30 jours, J’analyserai les résultats et changements qui se seront opérés en moi.

*formation blogueur pro d’Olivier Roland :

** Zen to Do : http://permabox.ressources-permaculture.fr/4-INDIVIDU—FACULTES-SANTE-CORPS-ESPRIT/LIVRET_Zen-et-heureux_de-Leo-Babauta-et-Olivier-Roland.pdf

Pour les motivés, vous pouvez indiquer en commentaires vos réalisations du jour. Hein mon alter?

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Heureux avec mon TDAH ! Présentations Z (zappeurs/zappeuses)

Présentations

Bienvenue sur … le 1er jour du reste de ma vie !

C’est un plaisir vous accueillir sur mon blog intitulé donc « HEUREUX AVEC MON TDAH ».

Version longue de l’article, en cliquant ici !

Qui suis-je ?

Jonathän, 41 ans, en couple, papa de deux enfants de 6 et 9 ans, dont l’un diagnostiqué TDAH.

Pourquoi ce blog ?

Vous accompagner, grâce à mon vécu, à dompter autant que possible ce diablotin de TDAH.

Le TDAH est un trouble, quesaco ?

Pour moi, c’est un SUPER-POUVOIR. Attention toutefois car « sans maîtrise cette puissance n’est rien », et bien pire encore parfois. Véritable botte secrète ou authentique boulet au pied, le TDAH, comme son nom l’indique, est un trouble.

Pourquoi ?

Dans le TDAH, certaines difficultés se manifestent par des souffrances dues aux répercussions émotionnelles et comportementales.

C’est bien beau mais que faire avec ce Super-Pouvoir ?

1. Il vous faudra chercher au plus profond de vous, comme jamais, pour réellement en PRENDRE CONSCIENCE.

2. Vous apprendrez ensuite à le DÉCOUVRIR en profondeur et en reconnaître ses innombrables facettes, et son mode de fonctionnement comme une « notice d’utilisation » qui vous est propre.

Pour cela, il vous faudra obligatoirement passer à l’action car dans le cas contraire, ces capacités pourraient s’avérer inutiles, voir se retourner contre vous.

3. Cette démarche personnelle doit être déclenchée par une envie, un besoin. A l’image d’Anakin Skywalker, jeune apprenti JEDI (Padawan), aux cotés de son maître JEDI, Obiwan Kenobi, il vous faudra apprendre à MAÎTRISER cette incroyable force. Comme dirait Maître Yoda, « long est le chemin jeune Padawan », et je peux vous le certifier car le TDAH nous accompagne toute notre vie.   

Et pour conclure alors?

Je vous invite donc vivement, évidemment, à dévorer mon blog et les conseils que je distillerai, mais également tout autre démarche pour comprendre qui vous êtes vraiment, peu importe laquelle. J’insiste, car cette mise en action de votre part est primordiale.

Me voyant sincèrement tel un Padawan, qui n’est plus très jeune certes, je serais, malgré cela, ravi d’être un de vos compagnons de route.
Alors, à très bientôt.

Jonathän

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